prochain atelier 7 et 8 juin 2008 à Grignan



Danse avec les mots le 24 et 25 mai 2008

Si le printemps vous donne envie de bouger, de jongler avec les mots, cette invitation est pour vous ! Dans un lieu magique : une orangerie ouverte sur un parc conservant des souvenirs du début du 18 ème siècle, nous construirons le temps d’un week-end, un jardin : jardin imaginaire esquissé avec des mots, jardin en mouvement animé par nos gestes : « Danse avec les mots ».Nul besoin pour nous rejoindre d’avoir une pratique assidue de l’écriture ou de la danse, il suffit d’avoir envie de découvrir ces formes d’expression que nous avons mariées pour vous.





Au fil du Rhône : le « back-ground » d’un atelier d’écriture

« Je te cherche, vieux Rhône dans la
vorgine touffue de ma mémoire. »
Pourquoi cette phrase chante t-elle dans ma mémoire et m’accompagne t-elle depuis des années… ? Je ne saurais l’expliquer. J’avais même oublié un temps son auteur, Bernard Clavel. Et, pourtant, j’ai adoré « Le seigneur du fleuve ». La vorgine, elle, sort tout droit d’un petit ouvrage publié chez Actes sud en 1984 ( il s’agit bien d’une mémoire au long cours). J’ai longtemps ignoré le sens de ce mot qui me plaisait tant puisqu’il ne figurait dans aucun dictionnaire.
Il a fallu cette descente du Rhône de Lyon à Bourg St Andéol : 5 jours de kayak pour que, dans une petite anse sans courant bordée d’herbes et de petits saules où je contemplais les amours acrobatiques des libellules, mon co-équipier, Christian, me parle de Vorgine. C’était ça, tout simplement cette rive avec quelques arbustes bas…
En kayak, on va partout, on descend le vieux Rhône, loin des bateaux à moteur, on visite les lônes où la vigne ensauvagée, escalade les arbres et grimpe à plusieurs mètres de hauteur.La végétation est luxuriante, quelques arbres sont tombés dans l’eau. Les carpes font de grands flops. Sur le bord, des traces de castors, puis leur « salle à manger » avec des branches écorcées dans l’eau. On passe à côté d’une héronnière : les jeunes ont quitté le nid mais ne sont partis loin. Les jeunes poules d’eau marchent dans la vase : elles n’ont pas encore le bec rouge mais déjà de grands pieds… De colère, un cygne mâle, rencontré avec sa petite famille, double de volume.
Au bord de l’eau, il y a des noyers, des figuiers parmi les aulnes, les érables et les saules. Les pieds dans l’eau, des iris, des nénuphars à fleurs jaunes. Sur la rive, des épilobes, salicaires et saponaires déclinent toute la gamme de rose à violet et sur les pierriers se dressent des bouillons blancs en pâles chandelles jaunes et des cardères ou « cabarets aux oiseaux », splendides chardons géants.
Le Rhône est magique… et immense. Mais oui, surtout vu au ras de l’eau quand on pagaye tout le jour.
Nous arrivons, brûlés de soleil, pleins de courbatures, épuisés mais contents, à Bourg St Andéol : il y a la fête pour nous accueillir sur les quais… C’était en juin 2004, l’opération Rhône, fleuve à suivre et, depuis cette époque, je suis amoureuse du fleuve-roi.
J’allais oublier, toute à mes pagaies, un auteur, bien passé de mode et que pourtant j’aime beaucoup : Frédéric Mistral et son poème du Rhône, son lyrisme merveilleux, ses figures inoubliables : l’anglore à la peau dorée et aux yeux de perdrix qui tamisait le sable fin pour en retirer les paillettes d’or, le prince d’Orange et son double le Drac qui vit sous l’eau… J’avoue un faible pour cette histoire qui rejoint les grands mythes fondateurs de notre histoire. Tout fleuve, toute eau profonde a son monstre.
Depuis, j’arpente les bords du Rhône, hiver comme été, familière des milans noir, des aigrettes et des hérons, par basses eaux et par temps de crues, quand le mistral fait des vagues au défilé de Donzère, quand le printemps s’avance et le soir, quand les cormorans rentrent se coucher sur leur île. Je me balade côté Royaume ou côté Empire suivant la hauteur du soleil. Serais-je la dernière à utiliser cette antique appellation pour la rive droite et la rive gauche ? « Pique à l’Empire, tire au Royaume » criaient les bateliers du temps jadis, désignant la rive qui appartenait au Royaume de France et celle qui relevait du Saint Empire Germanique. C’était…, pour ne pas dire de bêtises, je vais replonger dans mes livres d’histoire. En tout cas, le « parler provençal » avait remis mots là dans notre langue, il y a encore une ou deux générations.

Alors voilà, d’où vient cet atelier au Fil du Rhône…
Lors des balades, je vous conterais la marine à cheval (et oui), la marine à vapeur, les bacs à traille, les ponts de fil de fer et autres curiosités modernes… Et bien avant, les grottes occupées à la préhistoire, l’oppidum gallo-romain, le cadastre romain d’Orange… Et puis les fleurs et les oiseaux. Il faudra aiguiser votre regard et vos crayons pour le carnet de notes avant les après-midi d’écriture.

Ecrire au fil du Rhône les 1er, 2 et 3 mai

3 journées d’écriture
au fil du Rhône : de Viviers à Pont St esprit


S’imprégner des lieux : voir, sentir, écouter…

Ecrire sur le Temps,

sur l’instant Ecrire sur ce qui relie, ce qui sépare

Ecrire sur la pierre et l’eau, l’oiseau, la feuille, la libellule…


A partir du village perché de La Garde Adhémar avec vue imprenable sur la vallée du Rhône, Anne Simonet-Avril vous propose trois jours de découvertes entre Viviers, le défilé de Donzère, les lônes de Pierrelatte, le vieux Rhône et Bourg St Andéol, enfin Pont St Esprit, avec des prises de notes vagabondes le matin et un temps d’écriture plus long l’après-midi .Vieux Rhône et lônes avec leur faune et leur flore, défilé et falaises, canal d’irrigation datant de Louis XIV, canal et usine hydro-électrique du milieu du XX ème siècle, ponts de pierre moyenâgeux ou de « fil de fer » datant du début de l’ère industrielle, magnifiques villes anciennes au bord de l’eau, souvenirs des bacs à traille et des voies de halage, péniches et convois d’aujourd’hui… : cette partie du Rhône, méconnue, particulièrement riche, est une belle incitation à l’écriture.
« Nul ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve» : tel est le pouvoir des mots qui fait l’observateur philosophe et poète à la fois.

Les ateliers Regarde-Venir, animés par Anne simonet-Avril, proposent tout au long de l’année des rencontres régulières et des stages de quelques jours permettant le développement d’une pratique personnelle de l’écriture guidée par des propositions d’écriture et des lectures faites en commun.


Rendez-vous le 1 er mai 2008 au port de Viviers à 15 H 30. Fin du stage le 3 mai à 18 heures. Travail au bord du Rhône le matin, puis l’après midi, dans un atelier au cœur du village perché de la Garde Adhémar. Prix des trois journées : 130 euros. Inscription obligatoire. attention seulement 10 places .

Inscriptions et renseignements :

regarde-venir@wanadoo.fr

04 75 04 44 50 ou 08 71 57 53 59

Ils ont écrit avec Regarde-venir en 2007 dans une dizaine de lieux différents du sud de la Drôme
Ils écriront en 2008: au bord du Rhône, dans la chapelle du Val des Nymphes, au Palais Idéal du facteur Cheval, dans les expositions d'art contemporain à venir, et toujours au coeur du village de la Garde Adhémar ou encore, dieu seul sait où, au gré de leurs humeurs vagabondes .
Si vous avez envie de les rejoindre, vous serez les bienvenus!
Si vous avez envie d'aider l'association Regarde-venir, un temps pour écrire ,à grandir, parlez des ateliers d'écriture autour de vous !
L'éloge du voyage sera au menu de notre prochain cycle d'ateliers qui débute le 19 janvier .Voici sa fiche de présentation
:







Regard sur l’agenda 2008

Les ateliers réguliers du samedi, reprendront le 19 janvier autour du thème du voyage . Ils auront lieu les 2 et 9 février, 1er et 15 mars, 12 et 26 avril. Arrivée prévue le 17 mai.

« J’écris pour me parcourir » disait Henri Michaux. Nous allons donc écrire pour nous parcourir, pour parcourir le monde, que nous l’inventions à notre guise ou que nous l’ayons traversé.
Le récit de voyage a été de toutes les époques, mais en l’absence de toute terra incognita, à quoi peut-il bien ressembler, aujourd’hui ? Nous le demanderons à Julio Cortàzar avec Les autonautes de la cosmoroute et à François Maspéro avec Les passagers du Roissy-express
Et si nous choisissons le solex de Jacques Reda pour aller aux sources de la Seine, les chaussures de Jacques Lacarrière pour cheminer: voilà des voyages, en apparence bien modestes… Nous quitterons donc les fastes du récit d’aventure pour poser nos mots, plus discrets, plus poétiques. Et nous rejoignons, en cela, Nicolas Bouvier dans L’usage du monde :


« L’enfance plus qu’un âge est un état d’esprit. C’est une attention fébrile aux êtres et aux choses qui permet, pour de brefs instants, de saisir le monde dans sa polyphonie ». Malgré tout, nous n’oublierons pas un salut amical à Alexandra David-Neel et à Ella Maillard
Ecrire au fil du Rhône les 1er, 2 et 3 mai
De Viviers à Bourg St Andéol, nous arpenterons les bords du fleuve, carnet de notes nomades en main et nous écrirons les après-midi à La Garde


Adhémar. Il sera, bien sûr, encore et toujours question de voyage, mais aussi des Mythes des grands fleuves et du temps qui passe.
Ce stage sera ouvert à ceux qui ne font pas partie des ateliers réguliers. Bienvenue aux Lyonnais, Parisiens, etc…
Découverte des espaces naturels : vieux Rhône et lônes, défilé de Donzère, faune et flore, histoire des aménagements de Louis XIV au vingtième siècle, de la navigation et des traversées du Rhône. Regard sur les architectures de Viviers et de Bourg .

Demi-journée d’écriture : 25 €
Stage Rhône : 130 €
Nombre de places limité à 10 . Inscription obligatoire auprès de
regarde-venir@wanadoo.fr ou 04 75 04 44 50. Plus de renseignements sur http://ateliers-regarde-venir.blogspot.com/

Les beaux jours venant…

Histoires de maisons : week-end du 7 & 8 juin dans une étonnante maison digne de la Belle au Bois dormant. Elle a beaucoup de secrets à nous raconter, en préambule aux secrets de nos maisons de famille ou de maisons rêvées ou construites…

La magie du lieu. Soirée d’écriture dans la chapelle romane du val des Nymphes et au pied des sources. La Garde Adhémar. 21 Juin.

Nouveauté. Le voyage Immobile. Atelier d’art plastique et d’écriture en résidence au Rossignol de la Platte (Dieulefit). Co-animation Claire Gilson et Anne Simonet-Avril. Dernière semaine de juillet.

Etonnant. Avec la complicité du maître des lieux, Journée au Palais Idéal du Facteur Cheval. Rencontre avec le monument et avec ceux qui l’ont passionnément aimé : les surréalistes avec Breton, bien des auteurs contemporains (un beau texte inédit du chanteur Gérard Manset) et des artistes comme Picasso, Robert Doisneau...


Et votre imaginaire, que raconte t-il ? Samedi 13 septembre.

Bien sûr, nous reprogrammerons : Danse avec les mots atelier co-animé par Anne-Marie Guesnay et Anne Simonet qui, à la Toussaint (mauvaise date ?) a eu du mal à trouver son public.

Le parfum enivrant des roses anciennes, qui a eu lieu deux années de suite à Grignan, sera remplacé par Ecrire dans un jardin à la belle saison des floraisons, c’est-à-dire vers la mi-mai.

Voila, je retourne à mes histoires de dates et de programmation en pensant, très fort, à nos rencontres futures.